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ROSENROT
Après "Reise, Reise" c'est tout juste un an après que Rosenrot (signifiant "Rose rouge"), s'officie comme cinquième album studio de Rammstein. On n'aurait pas cru que les Rammstein puissent sortir un album si rapidement, vu la fréquence d'émission de leurs précédentes sorties. Il s'agit en fait d'un regroupement de titres qui avaient été enregistrés à l'époque de "Reise, Reise" mais qui n'avaient pas été choisis pour l'album, et de titres inédits.
Après un grand voyage avec "Reise, Reise", c'est ici son achèvement, son arrivée, sa fin. Le bateau présent sur la pochette s'est arrêté aux fins fonds de la banquise, une épave maintenant abandonnée, ruiné, éteinte. Cela signifie-t-il la fin d'un règne ? Peut-être, mais outre les polémiques, venons-en à la musique. L'atmosphère qui se ressort de Rosenrot est largement plus posée, plus soft, et moins vicieuse que ce qu'on pouvait avoir sur la trilogie du début. Seul deux titres sont assez vivaces et fougueux, du Rammstein bourrin sans pour autant l'être vraiment : Benzin et Zerstören.
L'ambiance crue, charnelle, saccadée et meurtrie d'avant semble laisser sa place à une certaine mélancolie. "Rosenrot" et "Wo Bist Du", sont des bijoux, qu'on peut mettre aux côtés des indétronables classiques du groupe. Ils dégagent un profond ressentiment de doute, d'incertitude, mélés de mélancolie, de nostalgie voire d'angoisse. Très réussis, ils montrent tout le pourquoi de la réussite de Rammstein : leur facilité à créer de la mélodie et des émotions.
"Stirb Nicht vor Mir" est le fameux duo avec Sharleen Spiteri, chanteuse du groupe Texas. "Te quiero puta" est chanté en espagnol.
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